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30
Mar.
cadrage, culture, inspiration, storry_telling

Cadrage à la française, règle des tiers, Spirale de Fibonacci, nombre d'or... Nombreux ont été les écrits philosophique & scientifique sur l'harmonie et sa représentation (ou son appréciation).

Loin des écrits, de la science et de la philosophie, Kawase Hasui, que je viens de découvrir nous propose un voyage paisible, une vision contemplative du Japon du début du siècle.

En photographie plus que dans d'autres arts il est important de s'affranchir de sa pratique ou passion et d'observer, contempler ce qui se passe ailleurs, dans la nature ou dans les autres disciplines. J'irai même jusqu'à dire "pratiquer d'autres disciplines" avec toute la spontanéité de l'amateur.

Kawase Hasui, est un maître. D'ailleurs, c'est l'un des principaux représentants d'une longue tradition de peintres d'estampes Japonaises dans la première moitié du XXème siècle.

Le grand Bouddha de Kamakura, 1930 - Kawase Hasui

Pluie du soir sur une maison de thé au bord du lac, 1935 - Kawase Hasui

J'ai beaucoup apprécié la manière qu'il a de s'approprier l'espace et la lumière, de raconter une histoire forte à partir du quotidien. On en oublie le temps. Etrangement, on retrouve l'esthétique d'un 35mm ou parfois 50mm.

Malgré l'époque à laquelle Kawase Hasui a peint ses estampes, elles restent encore actuelles et pleine de sens. Serait-ce ça le secret d'une bonne photographie?

Le Pont d'Ashi, 1921 - Kawase Hasui

Le Temple Tennoji, 1927 - Kawase Hasui